Arrivée en Australe
Commençons par le commencement, le vol. J’ai voyagé par Emirates, car la compagnie a très bonne presse sur Internet. Et à vrai dire, je n’ai pas été déçu. Excellente compagnie, de la place pour les jambes (j’ai testé Quantas, c’est pas aussi spacieux), des stewards et hôtesses très attentionnés et ma foi, des pilotes qui se sont montré à la hauteur (pour un pilote d‘avion, c‘est normal, vous me direz).
Bref, départ de Roissy (c’est étrange comme maintenant Roissy me parait exotique alors de Coogee et Maroubra me sont familier) dans un aéroport anonyme avec toute la petite famille Barret agglutinée pour pas se perdre. Départ donc avec les dernières questions concernant les devises (« Y en aura-t-il assez ?, Comment survivre dans ce pays lointain ? Comment est la maison que j‘ai loué par Internet ? Existe-t-elle seulement …). Et puis ça y est, j’intègre la queue avec la famille à mes cotés. Et puis ça y est, je passe le portique, seul cette fois. Les douaniers font ouvrir tous les sacs à main. Ils regardent très attentivement tout ce qui est pâte dentifrice ou liquide. Me voilà de l’autre coté de la barrière, déjà apatride. Un dernier regard derrière vers Isabelle, Blandine, Valentine et Valérian ; on ne se sent pas très fiérots dans ces cas là et moins ça dure et mieux c’est !!
Bref, je me retrouve dans l’avion après avoir patienté presque une heure dans le hall de l’aéroport. L’avion est très récent et confortable. Je suis bien placé et m’habitue rapidement aux différentes commandes disponibles (caméra sous l’avion, caméra avant visible comme des centaines de chaînes sur l’écran disposé dans l’appui-tête du siège devant moi. Il y a évidemment la position de l’avion sur le globe et malgré notre vitesse, on n’avance pas ! A si, il y a un zoom, c’est déjà mieux.
Le temps passe et c’est tant mieux, car on se lasse de la video, des repas (délicieux) et de regarder la position de l’avion qui défile.
Première escale. Ouf. 3 heures à passer dans un aéroport énorme et très moderne. Il faut bien une heure pour sortir de l’avion et passer la douane (un monde pas possible, mais ça avance assez vite). Un fois dans l’aéroport, je circule un peu de magasin en magasin pour m’occuper et pour trouver des transformateur de prises (françaises vers australienne) que je trouve enfin. Et puis j’attend à coté de la porte d’embarquement de la correspondance. Les aménagements sont bien faits. Il y a même des salles d’attentes avec des chaises longues.
Deuxième avion. Même confort. Même pas un regard vers les différents gadgets disponibles, je connais (tout de suite, ça pose ! Je suis déjà un vétéran de l’aviation civile …).
La seconde étape est beaucoup plus longue que la première (plus de 12 heures d’un coup) et à vrai dire, je perd un peu la notion du temps et de l’heure. Ce que je sais, c’est que c’est un peu longuet. On se lasse de la video, des repas (délicieux) et de regarder la position de l’avion qui défile, mais bon, y a pas grand-chose d’autre à faire (moto revue a été épluché - vous me connaissez, je ne regarde que les photos…).
Arrivée à Sydney. Je présent une fouille en règle des bagages car l’immigration ici craint énormément tout ce qui est importation de liquides, de terre, de graine ou de bestioles. Ils ont déjà eu plusieurs alertes d’infestation et restent extrêmement vigilants. C’est à mon tour de passer, je tend mon passeport, vérification par informatique, un tampon et je suis passé. Bon, ça a été beaucoup plus rapide que prévu. Et bien tant mieux.
Il est 6h40 et je dois téléphoner au propriétaire pour lui annoncer mon arrivée. Et oui, mais on téléphone comment
? Après discussion avec quelques personnes (toutes très serviables), je me dirige vers une librairie et demande une carte téléphone nationale et une carte pour appeler en France avec des tarifs intéressants. J’appelle le propriétaire et lui donne rendez-vous dans 30 minutes. Je trouve la file d’attente des taxi. La file d’attente est à l’américaine, un agent indique à chaque personne où attendre son taxi (emplacements de voitures numérotés de 1 à 10) et le taxi arrive presque immédiatement. Et bien, cette organisation fait plaisir quand on est fatigué. Le taxi m’emmène à la maison louée. C’est un « semi » comme ils disent ici, ce qui signifie que la maison est mitoyenne d’un coté. Le père du propriétaire m’y attend (le propriétaire travaille à Hongkong). Il fait beau et la température est agréable (22° C à 7h00 environ).
Visite de la maison, consignes, papote avec mon anglais balbutiant (surtout après 24 heures d’avion). Mais sympa. J’en oublie presque ma fatigue tellement je me sent accueilli et détendu. Le père du propriétaire s’en va et je débarrasse ma valise. Surtout ne pas dormir avant le soir, sinon je n’arriverais pas à absorber le décalage horaire.
La journée passe entre balades le long de la mer et exploration des environs (mais où sont donc les crocodiles ?). Et les suivantes aussi passent, il y a tellement de choses à faire (comment marchent les différents appareils) et formalités (ouvrir un compte bancaire, avoir le téléphone et Internet). Et quelques gestes de survie : transfert d’argent depuis la France (je n’ai que 3000 AUD) et les transferts sont longs, très longs depuis l’Europe (la France ?).
Une semaine après, je suis tropicalisé et mange aussi couramment australien qu’un Australien. Les fruits sont particulièrement délicieux (mangues, poires chinoises, pastèques, …). Les légumes sont très bons aussi (sauf carottes - sans goût - et tomates - genre hollandaises). Je ne reconnais que 50% des fruits et légumes et prudemment je teste quelques plantes indigènes.
Je rencontre mon responsable chez PLAUT à la fin de la première semaine dans ce que nous appelons « bar » en France, mais qui en fait est un restaurant qui sert des petits déjeuners (très habituels pour les Australiens). Le restaurant servira les déjeuner set puis les dîners. Peu de restaurant ont une licence alcool. Ce sont généralement les hôtels qui ont la licence et il y a généralement un magasin d’alcool associé à l’hôtel qui profite de la licence.
Mon responsable m’indique que lundi je prendrais l’avion pour Townsville (2000 kms au nord) pour faire une « blueprint » (spécifications fonctionnelles) pour un producteur de sucre. Aille, ça va être chaud !!
Avion à nouveau … je connais, je suis un vétéran de l‘aviation civile ! Bon là c’est Quantas, c’est un peu moins confortable et il faut gesticuler pour placer les jambes au mieux.
Le projet est intéressant mais je doute que vous soyez intéressé (n’hésitez pas à me demander le cas échéant …). Surtout la ville est très agréable. La température est de 25 ° en moyenne et les soirées sont vraiment très plaisantes. Townsville est une ville en plein essor. Elle dispose d’atouts comme les activités agricole dans les mois non touristiques. Les touristes débarquent en décembre - janvier. Leurs activités = la mer chaude (barrière de corail, plongée ou simplement nage), l’attraction très connue = l’île magnétique (à quelques kilomètres au large) et la ville. Mais à vrai dire je n’ai pas pleinement profité de ces attraits (et oui, je bosse, moi !).
Le nord est caractérisé pas un accent prononcé. Sur mes deux interlocuteurs, j’en comprend un assez bien et je ne comprends pas du tout l’autre. En fin de semaine, je commencerais à comprendre des bribes du second et comprendrais tout ce que me dit le premier.
La semaine suivante, même client, mais je serais seul face au directeur basé à Melbourne (1 heure d’avion … je connais, je suis un vét…. Enfin vous savez). Le client a un accent … mince, c’est pas le même que celui du nord. La première heure est très très délicate. La seconde est mieux et je me sens à l’aise après 6 heures (mais bon, c’est l’heure de partir … ). L’essentiel, c’est que j’ai compris l’essentiel du message.
Retour à Sydney. Je travaille à Chatsville (banlieue nord proche de Sydney) au siège de la société.
Petit aparté. La ville de Sydney elle-même est minuscule (de la taille d’un arrondissement parisien) est toutes les banlieues proches font partie d’une mégapole qu‘on appelle Sydney depuis l‘étranger. Quand on regarde Sydney sur Google earth, on a l’impression que c’est une seule ville où en fait il y en a des centaines. Coogee où j’habite est à 5-6 km de Sydney, mais pour y aller, je dois traverser 5 ou 6 villes différentes. Fin de l’aparté, merci professeur.
Pour aller à Chatsville, le bus, puis le train (1 heure 30 pour y aller). C’est un peu galère. Par chance, le client préfère attendre pour passer commande.
La semaine suivante, je dois aller à North Ryde (c’est quand même plus coloré au niveau des noms de ville non ?). North Ryde est l’endroit où est situé Plaut. Pour y aller : bus, train, bus - 2 heures aller, 2 heures retour…
Je demande la permission de travailler depuis la maison. Accordé. OUF. Du coup, je travaille sur le serveur de Plaut avec une connexion Internet (heureusement que je l’ai fait installer !) les 2 jours qui suivent.
Jeudi, j’ai un rendez-vous avec un autre client. Mon responsable me dit qu’ils cherchent un Consultant avec des connaissances fonctionnelles en ventes et achats et un bon niveau d’anglais pour seconder une Consultante Thaï qui s’exprime avec difficultés. Oups, c’est pas gagné !! L’entretien arrive et on discute des choses à faire avec le client et après une heure, il m’indique que c’est OK et que je commence dès que je peux. Je commencerais lundi. Et j’y suis encore.
Tout ça, c’est un peu chronologique. Dans le thématique, j’ai :
L’isolation maison : elle est inexistante et les courants d’airs passent partout. On est immédiatement averti lorsque les températures baissent …
Bruits : les Australiens sont bruyants. Leurs voitures sont bruyantes (ajout de tubes d’échappements spécifiques, …) et l’isolation des maisons étant ce qu’elle est …
Paysages : la plupart magnifiques, où qu’on se trouve.
Océan : les Australiens ont un lien presque charnel avec l’océan. Ils vivent autour et dedans. Ils sont en très grande majorité très bons nageurs et passent leurs vacances près de l’océan. Ils exitent d’innombrables seepools (piscines faites de rochers sur le rivage et constamment alimenté par les vagues).
Loyers à Sydney et banlieues chics : élevés. Salaires : plus faibles qu’en France. Coût de la vie : inférieure à la France.
Sympas. Le premier mot pour décrire les Australiens est : sympas. Ils ont quelques défauts, mais beaucoup de qualités que je ne pensais pas possible (existe-t-il un conducteur de bus sympa en France ? Quasiment tous le sont à Sydney).
Serviables : réellement très serviables.
Mauvais conducteurs : gros 4x4 et aucune anticipation sont assez caractéristiques.
Petite anecdote :
j’ai acheté une voiture (enfin, je pense qu’on peut appeler ça voiture) pour 500 €uros (Toyota camry spacewagon - c‘est pas un nom pour débutants ça !). C’est pas cher et j’en ai pour mon argent (je souhaite surtout me faire a main avec une voiture qui ne craint pas). J’utilise cette voiture pour aller travailler chez Dyno Nobel (30 minutes pour y aller en passant par le fameux pont ’Harbour Bridge‘). Sur le mois de travail que j’ai passé chez Dyno Nobel, il y a eu 3 semaines de pluies. Et un jour, j’ai commis l’irréparable : j’ai oublié mes phares … Bref, batterie à plat et voiture automatique non démarrable à la poussette. Je me retrouve en panne, la nuit et sans trop de connaissances mécaniques (enfin si, je suis un vétéran de l’aviation civile, mais j‘ai un peu oublié …). Une voiture se gare pas très loin de ma voiture, je bondis et demande à la personne si elle peut m’aider. Le Monsieur me dit oui, il n’y a pas de problèmes, mais sa voiture est neuve et il ne sais pas ouvrir le capot avant. C’est une peugeot. Fastoche, je connais, … et bien impossible de trouver comment ouvrir le capot avant. Décidément, ces voitures étrangères … c’est pas des cartésiens …
Le Monsieur me dit que je ne dois pas m’inquiéter, il doit aller chercher sa femme (à 5 minutes me dit-il) et il repassera m’aider. Je la connais celle-là. Il ne repassera jamais. Et bien 5 minutes après, une voiture arrive, c’est le Monsieur avec sa femme qui cherche dans le manuel comment ouvrir le capot !! J’ai mis quelques secondes à récupérer. Je ne suis pas habitué.
Temps :
L’Australie est le pays du soleil. Mon œil !! Depuis que je suis ici, l’Australie a essuyé 3 tempêtes majeures. Il a tellement plu, que la télévision montrait des images de fleuves disparus depuis plusieurs années qui réapparaissent. Il y a des villes entières les pieds dans l’eau. Des ponts se sont écroulés.
Nord - Sud :
Quand on cherche une maison, faire attention à l’exposition. Il faut chercher l’exposition Nord. C’est là qu’est le soleil à midi (et oui, on est en hémisphère sud).
Voilà. Fin du petit descriptif. Ah si peut-être : je suis super content d’être en Australie et m‘y plait énormément !!!!!
Bref, départ de Roissy (c’est étrange comme maintenant Roissy me parait exotique alors de Coogee et Maroubra me sont familier) dans un aéroport anonyme avec toute la petite famille Barret agglutinée pour pas se perdre. Départ donc avec les dernières questions concernant les devises (« Y en aura-t-il assez ?, Comment survivre dans ce pays lointain ? Comment est la maison que j‘ai loué par Internet ? Existe-t-elle seulement …). Et puis ça y est, j’intègre la queue avec la famille à mes cotés. Et puis ça y est, je passe le portique, seul cette fois. Les douaniers font ouvrir tous les sacs à main. Ils regardent très attentivement tout ce qui est pâte dentifrice ou liquide. Me voilà de l’autre coté de la barrière, déjà apatride. Un dernier regard derrière vers Isabelle, Blandine, Valentine et Valérian ; on ne se sent pas très fiérots dans ces cas là et moins ça dure et mieux c’est !!
Bref, je me retrouve dans l’avion après avoir patienté presque une heure dans le hall de l’aéroport. L’avion est très récent et confortable. Je suis bien placé et m’habitue rapidement aux différentes commandes disponibles (caméra sous l’avion, caméra avant visible comme des centaines de chaînes sur l’écran disposé dans l’appui-tête du siège devant moi. Il y a évidemment la position de l’avion sur le globe et malgré notre vitesse, on n’avance pas ! A si, il y a un zoom, c’est déjà mieux.
Le temps passe et c’est tant mieux, car on se lasse de la video, des repas (délicieux) et de regarder la position de l’avion qui défile.
Première escale. Ouf. 3 heures à passer dans un aéroport énorme et très moderne. Il faut bien une heure pour sortir de l’avion et passer la douane (un monde pas possible, mais ça avance assez vite). Un fois dans l’aéroport, je circule un peu de magasin en magasin pour m’occuper et pour trouver des transformateur de prises (françaises vers australienne) que je trouve enfin. Et puis j’attend à coté de la porte d’embarquement de la correspondance. Les aménagements sont bien faits. Il y a même des salles d’attentes avec des chaises longues.
Deuxième avion. Même confort. Même pas un regard vers les différents gadgets disponibles, je connais (tout de suite, ça pose ! Je suis déjà un vétéran de l’aviation civile …).
La seconde étape est beaucoup plus longue que la première (plus de 12 heures d’un coup) et à vrai dire, je perd un peu la notion du temps et de l’heure. Ce que je sais, c’est que c’est un peu longuet. On se lasse de la video, des repas (délicieux) et de regarder la position de l’avion qui défile, mais bon, y a pas grand-chose d’autre à faire (moto revue a été épluché - vous me connaissez, je ne regarde que les photos…).
Arrivée à Sydney. Je présent une fouille en règle des bagages car l’immigration ici craint énormément tout ce qui est importation de liquides, de terre, de graine ou de bestioles. Ils ont déjà eu plusieurs alertes d’infestation et restent extrêmement vigilants. C’est à mon tour de passer, je tend mon passeport, vérification par informatique, un tampon et je suis passé. Bon, ça a été beaucoup plus rapide que prévu. Et bien tant mieux.
Il est 6h40 et je dois téléphoner au propriétaire pour lui annoncer mon arrivée. Et oui, mais on téléphone comment
Visite de la maison, consignes, papote avec mon anglais balbutiant (surtout après 24 heures d’avion). Mais sympa. J’en oublie presque ma fatigue tellement je me sent accueilli et détendu. Le père du propriétaire s’en va et je débarrasse ma valise. Surtout ne pas dormir avant le soir, sinon je n’arriverais pas à absorber le décalage horaire.
La journée passe entre balades le long de la mer et exploration des environs (mais où sont donc les crocodiles ?). Et les suivantes aussi passent, il y a tellement de choses à faire (comment marchent les différents appareils) et formalités (ouvrir un compte bancaire, avoir le téléphone et Internet). Et quelques gestes de survie : transfert d’argent depuis la France (je n’ai que 3000 AUD) et les transferts sont longs, très longs depuis l’Europe (la France ?).
Une semaine après, je suis tropicalisé et mange aussi couramment australien qu’un Australien. Les fruits sont particulièrement délicieux (mangues, poires chinoises, pastèques, …). Les légumes sont très bons aussi (sauf carottes - sans goût - et tomates - genre hollandaises). Je ne reconnais que 50% des fruits et légumes et prudemment je teste quelques plantes indigènes.
Je rencontre mon responsable chez PLAUT à la fin de la première semaine dans ce que nous appelons « bar » en France, mais qui en fait est un restaurant qui sert des petits déjeuners (très habituels pour les Australiens). Le restaurant servira les déjeuner set puis les dîners. Peu de restaurant ont une licence alcool. Ce sont généralement les hôtels qui ont la licence et il y a généralement un magasin d’alcool associé à l’hôtel qui profite de la licence.
Mon responsable m’indique que lundi je prendrais l’avion pour Townsville (2000 kms au nord) pour faire une « blueprint » (spécifications fonctionnelles) pour un producteur de sucre. Aille, ça va être chaud !!
Avion à nouveau … je connais, je suis un vétéran de l‘aviation civile ! Bon là c’est Quantas, c’est un peu moins confortable et il faut gesticuler pour placer les jambes au mieux.
Le projet est intéressant mais je doute que vous soyez intéressé (n’hésitez pas à me demander le cas échéant …). Surtout la ville est très agréable. La température est de 25 ° en moyenne et les soirées sont vraiment très plaisantes. Townsville est une ville en plein essor. Elle dispose d’atouts comme les activités agricole dans les mois non touristiques. Les touristes débarquent en décembre - janvier. Leurs activités = la mer chaude (barrière de corail, plongée ou simplement nage), l’attraction très connue = l’île magnétique (à quelques kilomètres au large) et la ville. Mais à vrai dire je n’ai pas pleinement profité de ces attraits (et oui, je bosse, moi !).
Le nord est caractérisé pas un accent prononcé. Sur mes deux interlocuteurs, j’en comprend un assez bien et je ne comprends pas du tout l’autre. En fin de semaine, je commencerais à comprendre des bribes du second et comprendrais tout ce que me dit le premier.
La semaine suivante, même client, mais je serais seul face au directeur basé à Melbourne (1 heure d’avion … je connais, je suis un vét…. Enfin vous savez). Le client a un accent … mince, c’est pas le même que celui du nord. La première heure est très très délicate. La seconde est mieux et je me sens à l’aise après 6 heures (mais bon, c’est l’heure de partir … ). L’essentiel, c’est que j’ai compris l’essentiel du message.
Retour à Sydney. Je travaille à Chatsville (banlieue nord proche de Sydney) au siège de la société.
Petit aparté. La ville de Sydney elle-même est minuscule (de la taille d’un arrondissement parisien) est toutes les banlieues proches font partie d’une mégapole qu‘on appelle Sydney depuis l‘étranger. Quand on regarde Sydney sur Google earth, on a l’impression que c’est une seule ville où en fait il y en a des centaines. Coogee où j’habite est à 5-6 km de Sydney, mais pour y aller, je dois traverser 5 ou 6 villes différentes. Fin de l’aparté, merci professeur.
Pour aller à Chatsville, le bus, puis le train (1 heure 30 pour y aller). C’est un peu galère. Par chance, le client préfère attendre pour passer commande.
La semaine suivante, je dois aller à North Ryde (c’est quand même plus coloré au niveau des noms de ville non ?). North Ryde est l’endroit où est situé Plaut. Pour y aller : bus, train, bus - 2 heures aller, 2 heures retour…
Je demande la permission de travailler depuis la maison. Accordé. OUF. Du coup, je travaille sur le serveur de Plaut avec une connexion Internet (heureusement que je l’ai fait installer !) les 2 jours qui suivent.
Jeudi, j’ai un rendez-vous avec un autre client. Mon responsable me dit qu’ils cherchent un Consultant avec des connaissances fonctionnelles en ventes et achats et un bon niveau d’anglais pour seconder une Consultante Thaï qui s’exprime avec difficultés. Oups, c’est pas gagné !! L’entretien arrive et on discute des choses à faire avec le client et après une heure, il m’indique que c’est OK et que je commence dès que je peux. Je commencerais lundi. Et j’y suis encore.
Tout ça, c’est un peu chronologique. Dans le thématique, j’ai :
L’isolation maison : elle est inexistante et les courants d’airs passent partout. On est immédiatement averti lorsque les températures baissent …
Bruits : les Australiens sont bruyants. Leurs voitures sont bruyantes (ajout de tubes d’échappements spécifiques, …) et l’isolation des maisons étant ce qu’elle est …
Paysages : la plupart magnifiques, où qu’on se trouve.
Océan : les Australiens ont un lien presque charnel avec l’océan. Ils vivent autour et dedans. Ils sont en très grande majorité très bons nageurs et passent leurs vacances près de l’océan. Ils exitent d’innombrables seepools (piscines faites de rochers sur le rivage et constamment alimenté par les vagues).
Loyers à Sydney et banlieues chics : élevés. Salaires : plus faibles qu’en France. Coût de la vie : inférieure à la France.
Sympas. Le premier mot pour décrire les Australiens est : sympas. Ils ont quelques défauts, mais beaucoup de qualités que je ne pensais pas possible (existe-t-il un conducteur de bus sympa en France ? Quasiment tous le sont à Sydney).
Serviables : réellement très serviables.
Mauvais conducteurs : gros 4x4 et aucune anticipation sont assez caractéristiques.
Petite anecdote :
j’ai acheté une voiture (enfin, je pense qu’on peut appeler ça voiture) pour 500 €uros (Toyota camry spacewagon - c‘est pas un nom pour débutants ça !). C’est pas cher et j’en ai pour mon argent (je souhaite surtout me faire a main avec une voiture qui ne craint pas). J’utilise cette voiture pour aller travailler chez Dyno Nobel (30 minutes pour y aller en passant par le fameux pont ’Harbour Bridge‘). Sur le mois de travail que j’ai passé chez Dyno Nobel, il y a eu 3 semaines de pluies. Et un jour, j’ai commis l’irréparable : j’ai oublié mes phares … Bref, batterie à plat et voiture automatique non démarrable à la poussette. Je me retrouve en panne, la nuit et sans trop de connaissances mécaniques (enfin si, je suis un vétéran de l’aviation civile, mais j‘ai un peu oublié …). Une voiture se gare pas très loin de ma voiture, je bondis et demande à la personne si elle peut m’aider. Le Monsieur me dit oui, il n’y a pas de problèmes, mais sa voiture est neuve et il ne sais pas ouvrir le capot avant. C’est une peugeot. Fastoche, je connais, … et bien impossible de trouver comment ouvrir le capot avant. Décidément, ces voitures étrangères … c’est pas des cartésiens …
Le Monsieur me dit que je ne dois pas m’inquiéter, il doit aller chercher sa femme (à 5 minutes me dit-il) et il repassera m’aider. Je la connais celle-là. Il ne repassera jamais. Et bien 5 minutes après, une voiture arrive, c’est le Monsieur avec sa femme qui cherche dans le manuel comment ouvrir le capot !! J’ai mis quelques secondes à récupérer. Je ne suis pas habitué.
Temps :
L’Australie est le pays du soleil. Mon œil !! Depuis que je suis ici, l’Australie a essuyé 3 tempêtes majeures. Il a tellement plu, que la télévision montrait des images de fleuves disparus depuis plusieurs années qui réapparaissent. Il y a des villes entières les pieds dans l’eau. Des ponts se sont écroulés.
Nord - Sud :
Quand on cherche une maison, faire attention à l’exposition. Il faut chercher l’exposition Nord. C’est là qu’est le soleil à midi (et oui, on est en hémisphère sud).
Voilà. Fin du petit descriptif. Ah si peut-être : je suis super content d’être en Australie et m‘y plait énormément !!!!!
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